Témoignage : Femmes, discriminations et violences : l’expérience militante de l’Union des Femmes de Martinique

Rita Bonheur

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Rita Bonheur, « Témoignage : Femmes, discriminations et violences : l’expérience militante de l’Union des Femmes de Martinique », Archipélies [Online], 6 | 2018, Online since 11 December 2018, connection on 13 November 2019. URL : https://www.archipelies.org/365

L’article présente l’organisation Union des Femmes de Martinique et souligne les différents types d’injustices qui frappent les femmes de Martinique, y compris celles qui ne sont pas natives de l’île.

The article presents the activist organisation Union of Women in Martiniuque, underlining the various types of social injustices targeting women living in Martinique, including those who are not natives of the island but reside in it.

Introduction

Je tiens tout d’abord à vous remercier de votre invitation à porter notre contribution à ce colloque. Les excellentes interventions que j’ai pu entendre hier font écho à nos analyses, et nous amènent également à réfléchir, en apportant des éclairages qui, à n’en point douter, vont les enrichir.

Nous sommes également tout à fait en phase avec votre préoccupation de faire lien entre concepts et pratique au quotidien. Il nous semble à l’Union des Femmes de Martinique (UFM), que les deux sont indissociables si on veut utiliser les concepts pour décrire l’existant, et à l’inverse, enrichir la réflexion théorique à la lumière du vécu collectif.

Sur le thème des discriminations multiples et croisées, l’intitulé notre propos est : « Femmes, discriminations et violences : l’expérience militante de l’UFM ». Notre propos ne sera donc pas universitaire, mais tiré de notre expérience quotidienne de militantes féministes ancrées dans la réalité sociale martiniquaise.

1. Union des Femmes de Martinique 

Notre association a vu le jour le 11 juin 1944, à l’initiative de Jane Léro et d’autres femmes communistes ou proches du Parti communiste martiniquais. Association féministe, elle milite pour l’évolution des droits et de la condition des femmes dans la société et pour développer une société plus juste et plus égalitaire pour toutes et tous.

L’UFM s’est développée en 4 grandes phases :

  • De 1944 à 1973, le droit à la santé et à l’éducation de l’enfant, le développement de la personnalité martiniquaise, la participation aux luttes sociales seront des préoccupations permanentes et feront l’objet d’actions importantes : premières consultations de nourrissons mises en place de façon bénévole, concours du plus beau bébé (qui pourrait paraître complètement rétrograde, mais dont l’objectif était, au lendemain de la guerre, de combattre la malnutrition des enfants), pétitions pour l’application de la prime de rentrée en Martinique, mise en place de crèches, marches contre la faim, prises de position contre l’ordonnance d’octobre 19601 (qui a touché notamment le mari d’une des dirigeantes), pour l’OJAM2, dans des grèves…

  • D’abord affiliée à l’Union des Femmes françaises, l’association deviendra autonome au début des années 60.

  • Entre 1974 et 1997, s’y ajouteront des revendications sur les transports (nombreuses pétitions et interventions), et les droits fondamentaux des femmes : la contraception et l’avortement (campagnes d’explications), mais aussi la dignité de la femme (livret de famille à la mère célibataire, versement de pensions alimentaires directement aux mères, autorité parentale de la mère…).

  • En 1997, la lutte contre les violences faites aux femmes est devenue le thème phare de nos revendications. Nos actions ont permis de briser le mur du silence qui entourait ce fléau.

Mais nous avons aussi interpellé sur le harcèlement sexuel et moral, la condition des femmes au travail, les femmes dans l’Histoire, la participation des femmes dans la vie politique de notre pays, un développement urbain à la mesure des femmes… et nous permettons aux jeunes femmes d’exprimer leurs propres préoccupations par la création d’une Section Jeunes.

La solidarité internationale a été présente tout au long de ces années, que ce soit pour se mobiliser contre l’apartheid, participer aux mouvements internationaux de soutien suite à des catastrophes naturelles, aider les populations en détresse ou dénoncer l’impérialisme étatsunien (en Afrique du Sud, Haïti, Guadeloupe, Cuba, Dominique, Sainte-Lucie…).

  • Depuis 2004, à la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes s’ajoutent la dénonciation du sexisme au quotidien et également la mise en place d’actions pour la citoyenneté et la prévention.

D’abord uniquement militante, notre association a créé plusieurs structures :

  • En 2000 :

    • L’Espace Jane Léro, Espace d’Écoute, d’Information et d’Accompagnement pour femmes victimes de violences.

    • Le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) pour femmes en détresse et victimes de violences (qui n’est plus géré par l’UFM)

  • La Maison de Solange, Accueil de Jour départemental, en 2013.

  • Elle tient une permanence d’écoute mensuelle dans le nord de la Martinique, à Trinité.

Pour répondre aux objectifs qu’elle s’est fixés, l’association développe aujourd’hui ses actions autour de deux axes :

  • L’accueil et l’accompagnement des femmes en détresse et victimes de violences

  • La prévention des comportements des violences sexistes.

À côté de l’accueil et l’accompagnement des femmes victimes de toutes formes de violences, il est essentiel de développer la prévention des violences sexistes, si on veut s’attaquer à la racine du phénomène, faire évoluer les mentalités, et créer un environnement adulte qui permettra de changer durablement les comportements de la société, et en particulier des jeunes.

L’UFM réalise ainsi des actions de prévention en direction de publics ciblés, et du grand public.

  • Actions de prévention ciblées en établissements scolaires et auprès des jeunes

  • De façon large : par ses actions de sensibilisation, de prévention, d’alerte, de réponse à des actes sexistes de toutes sortes, avec différents supports, de différentes façons.

  • L’UFM est ainsi à l’origine de la Campagne annuelle pour l’élimination des violences envers les femmes, créée en 2000, qui se déroule de mi-novembre jusqu’au 1° décembre (maintenant menée par la Délégation régionale aux Droits des Femmes).

2. Analyse sociologique

Nous sommes des militantes féministes : notre travail de terrain s’appuie sur une analyse et des options. Des militantes féministes, qui analysent donc la société avec un prisme, celui des rapports sociaux de sexe. Cela signifie des rapports inégaux entre femmes et hommes dans notre société, avec une domination du genre masculin, construite et non innée. C’est la réalité de la société martiniquaise : les femmes sont au hit-parade des emplois précaires, des bas salaires ; elles sont concentrées dans des filières puis des métiers peu porteurs d’emplois.

Ces quelques chiffres illustrent la réalité des femmes en Martinique :

  • Les femmes représentent 53,7% de la population martiniquaise

  • 25% de familles sont monoparentales et avec 90% ayant à leur tête des femmes

  • Un partage inégal des tâches ménagères et parentales

  • En politique : une place grandissante pour les femmes dans la politique avec la parité, mais 44% de conseillères municipales, et très souvent des places d’adjointes aux maires dans la 2° moitié et/ou avec des responsabilités encore souvent liées à leurs rôles traditionnels : petite enfance, social, personnes âgées, culture… 11% de conseillères générales, pourcentage qui va évoluer grâce au système à la proportionnelle des prochaines élections à la CTM3.

  • Sur le champ professionnel : les femmes, bien que majoritairement plus diplômées que les hommes, sont plus souvent au chômage que les hommes à niveau de diplôme égal. Les emplois féminins sont concentrés dans quelques familles professionnelles. L’écart moyen des salaires entre femmes et hommes est de 16%, et 24% de femmes sont à temps partiel contre 13% des hommes4.

Mais nous savons que l’approche uniquement basée sur le genre ne suffit pas. Notre analyse prend également racine en termes de classes. Toutes les femmes de Martinique, même si elles sont toutes discriminées parce qu’elles sont femmes, ne le sont pas de la même façon : il existe des inégalités de classe. Des femmes de condition modeste, faisant partie de la majorité qui travaille avec au plus le SMIC, à temps partiel, ou vivant de revenus sociaux, ne peuvent avoir le même vécu que la femme de la classe moyenne, voire de la haute bourgeoisie.

Nous avons choisi de nous préoccuper en priorité de la 1° catégorie, même si nous ne rejetons pas les autres. Cela s’est concrétisé à travers nos initiatives ou notre participation à des actions :

  • Pour le pain, la goutte de lait, le plus beau bébé (dans la 1° phase de l’association), un transport collectif public adéquat ;

  • Dans le monde du travail, par les sensibilisations aux violences dans le monde du travail, en soutien à des mouvements de salarié-es où les femmes sont majoritaires, en partenariat avec des syndicats de salarié-es.

Cette approche sociale est donc notre choix, qui n’est pas celui de tous les mouvements féministes

2.1. Approche racialisée ?

Oui : cet aspect n’est pas passé sous silence, mais notre approche est volontairement multiraciale : Nous avons eu la volonté d’intituler notre association « Union des Femmes de Martinique » et non « Union des Femmes Martiniquaises », pour rassembler toutes les femmes qui, sur le territoire martiniquais, se retrouvent dans nos idées et nos objectifs, quelle que soit leur origine.

L’UFM est composée dans sa grande majorité de Martiniquaises, mais aussi de françaises de l’hexagone, vivant plutôt ici depuis longtemps, souvent en couple avec des Martiniquais. Elle comporte également des Caribéennes, voire des Latino-Américaines. L’équipe dirigeante comprend et a intégré des femmes non martiniquaises blanches sans que cela pose problème pour des orientations de travail et des revendications. Sans taire nos différences, ce qui nous rassemble nous parait plus important pour lutter contre le sexisme. Cette notion raciale est imbriquée dans les problématiques de la culture et de l’Histoire.

2.2. Culture et histoire

Cette approche multiculturelle ne se pose pas en termes internes, mais la culture pèse de tout son poids dans la société martiniquaise et a donc un impact sur les femmes. Ceci se retrouve à travers les rapports entre les femmes et les hommes :

  • Notre histoire coloniale a aussi posé son empreinte sur la spécificité du rapport de domination hommes-femmes aux Antilles, même s’il se retrouve dans la plupart des cultures. Sont évoqués le multipartenariat, l’absence et le manque de responsabilité des pères, la hiérarchie des couleurs de peau… mais aussi la violence de l’esclavage et du psycho-traumatisme qui l’a accompagné et est encore présent dans notre société, à travers les différentes formes de violence (dans l’éducation notamment).

  • La hiérarchie des rôles entre les femmes et les hommes, façonnée par la religion chrétienne, qui nous est encore souvent opposée lors de discussions avec des « traditionnalistes ».

  • Les représentations stéréotypées actuelles, véhiculées par la majorité des clips (injonctions à la virilité pour les hommes, qui doivent être riches, musclés, métis, rôles de femmes lascives et passives…)

  • La dimension géographique : l’insularité donne du poids à tous les réseaux formels, informels, ou supposés, du fait de la proximité et de la connaissance des personnes : pouvoir politique, de réseaux, de connaissances…

Dans les impacts croisés des discriminations, nous devons aussi intégrer le continuum dans les parcours de vie individuels, et notamment des violences. L’enquête « Genre et violences interpersonnelles en Martinique »5, à laquelle nous avons participé, a montré le lien fort entre violences envers les femmes subies dans le couple et dans le monde du travail, mais nous connaissons aussi par les travaux sur le psycho-traumatisme, l’impact à long terme sur les femmes victimes, et sur les enfants victimes dans leur vie d’adultes.

Sont également à prendre en compte, les rapports inégaux entre femmes martiniquaises et femmes migrantes par les origines, plus ou moins prononcés selon les nationalités : les Dominicaines sont d’emblée cataloguées « prostituées », les Haïtiennes, dévalorisées… Le rôle important de la reproduction des stéréotypes de genre par l’éducation est maintenant largement reconnu. Il impacte tous les domaines de la société. Cette reproduction repose à la fois sur les hommes et sur les femmes, ce qui pourrait paraître paradoxal pour ces dernières, mais on sait le poids de la société, qui fait les femmes intégrer les mêmes stéréotypes, fût-ce à leurs dépens. Il faut donc remettre en question le caractère « sacré » de la culture si on veut que les mentalités évoluent.

En dernier lieu, nous soulignerons que notre réflexion féministe doit se concevoir à la croisée des cultures qui nous habitent : féminisme européen, africain, black feminism, féminisme caribéen, qui peut aboutir à un féminisme martiniquais, empreint de nos spécificités. Cette approche par une grille de lecture et de compréhension multiple existe dans notre association, mais mérite d’être théorisée.

Tout ce qui a été dit lors des interventions d’hier sur l’intersectionnalité fait donc largement écho pour notre association. La prise en compte de l’interaction entre genre, race, classe, culture, histoire dans le vécu collectif et individuel des femmes nous apparait une nécessité si l’on veut prendre en compte toute la complexité de la situation des femmes en Martinique.

Nous en profiterons pour réfuter deux termes couramment utilisés :

  • Le terme de « la femme martiniquaise », souvent utilisé, volontairement homogénéisant, réfutant la réalité des différences entre femmes de Martinique précitées. Il s’agit là d’une vision stéréotypée et réductrice.

  • Le terme faussement valorisant de « poto mitan ». Le poto mitan est présenté comme une force de la femme, valorisée, qui la représente comme le soutien de toute la famille, et celle qui tient le cap contre vents et marées, statut qui lui conférerait un certain pouvoir (voir la chanson « A si paré… » :  « Alé engra, lwayé-a, man, kay peyé’y ba’w, alé bouwo, timanmay-la, mwen ké swen’y ba’w… »). La plupart des femmes n’auraient pas, nous le pensons, souhaité être « poto mitan » et auraient préféré être dans le partage de responsabilités, et les études statistiques montrent bien que dans tous les domaines ce rôle ne confère aucun pouvoir. Cette approche multiple et imbriquée est présente à travers nos analyses, et se retrouve dans nos actions. Elle n’est pas toujours formalisée.

3. Comment définissons-nous nos actions ?

C’est l’analyse précédemment présentée qui nous fait dénoncer le sexisme et les violences sexistes sous toutes leurs formes, et dans tous les lieux (dans le couple, dans la rue, dans l’espace public). Nous en avons déjà cité quelques-unes. Aujourd’hui, les actions de l’Union des Femmes de Martinique, se présentent d’abord dans :

  • Une stratégie : des axes définis lors de notre congrès qui se tient tous les 3 ans. Ainsi, celui de 2014 s’intitulait : « Pour une véritable égalité femmes-hommes, développons une chaine de solidarité ».

  • Une organisation : un bureau élu en congrès, un Comité de pilotage (COPIL) en charge de l’animation des actions militantes, une équipe salariée et de bénévoles pour les structures d’accueil et d’accompagnement des femmes victimes de violences et la prévention. Et bien sûr, des militantes engagées et motivées, qui donnent de leur temps et leur énergie.

  • Un accompagnement des femmes victimes de violences avec une approche globale, à la fois individuelle et collective. Il est basé sur une écoute sans jugement, l’affirmation du statut de victime, le diagnostic de leurs besoins et les réponses à leur apporter en accord avec elles, avec une approche féministe, qui replace leur histoire individuelle dans un fait sociétal. L’objectif est de permettre une reconstruction durable des femmes, et des enfants eux aussi victimes, et d’aider leur cheminement vers l’empowerment. En 2014, l’activité a été de 6 822 passages et 615 nouvelles femmes accueillies.

  • Des actions de prévention dans les établissements scolaires, auprès des élèves, sur la base de l’analyse de la demande de l’établissement et des problématiques posées (sensibilisation, faits de violences sexuelles, projet pédagogique…). Ainsi en 2014, 43 classes, 916 élèves ont été vus dans 11 établissements.

  • Des actions de sensibilisation de la population

Depuis 2014, nous choisissons un thème, fil conducteur. En 2014, nous avons porté l’accent sur la dénonciation du sexisme au quotidien dans tous ses aspects avec le slogan « Respé pou fanm, an pa chak jou »6 :

  • Images des femmes dans les chansons, blagues, dessins, proverbes, clips, jeux vidéo…

  • Comportements sexistes dans la rue, insultes

  • Affirmation de soi

  • Violences subies par les jeunes femmes via les nouvelles technologies

  • Hypersexualisation

  • Education des enfants, répartition des rôles, choix de métiers, des loisirs, des jouets

  • Tâches ménagères et familiales

  • Femmes et histoire

  • Rôle des médias, de la publicité

  • Femmes et politique….

Ces actions se développent à travers différents biais, sur différents lieux :

  • Des espaces de discussions (Maison des femmes et des hommes, conférences/rencontres-débats, émissions radios-télé interactives), des articles de journaux, supports papier (dépliants, affiches, tracts, expositions…).

  • Le développement de partenariats avec d’autres structures et associations (mairies, bibliothèques, médiathèques, syndicats, université, étudiant-es…), ou avec des actions plus originales (artistes, sportifs-ves...), ainsi que dans le cadre de la campagne annuelle pour l’élimination des violences envers les femmes (Campagne 2015 « Toute prostitution est une violence »).

  • Des actions de lobbying : interpellation de l’Etat et des instances politique locales.

  • Des actions en réponse à l’actualité : manifestations, marches pour dénoncer l’assassinat de femmes, dénonciations de publicités sexistes…

  • Des actions en solidarité avec d’autres luttes, parce que les femmes sont partout : grèves, outils et supports d’information : une newsletter interne, et une autre destinée au large public, un site internet, un Facebook.

Petit zoom : c’est parce que nous sommes persuadées que l’histoire est essentielle pour la compréhension de nous-mêmes, et encore davantage la connaissance de l’histoire des femmes, que nous travaillons à faire connaitre les femmes dans l’histoire de la Martinique et plus largement de la caraïbe et du monde. Les mettre en lumière, c’est :

  • Leur rendre hommage, et souligner les avancées dont nous bénéficions aujourd’hui.

  • Montrer leur participation en tant que citoyennes actives dans la construction culturelle, politique, économique et forcement sociale de notre pays et du monde.

  • Illustrer par leur exemple que nous pouvons, à tout âge, être acteur/actrice de notre propre histoire, mais aussi d’une histoire plus universelle, en nous engageant dans le devenir commun de notre société ; que notre action collective peut contribuer à changer les conditions d’existence avec lesquelles on n’est pas d’accord, pour plus de justice et d’égalité.

  • Et en cela servir de modèles positifs pour les jeunes générations de filles comme de garçons.

C’est ainsi qu’avec le concours d’historien-nes, nous avons institué « septembre, mois de l’histoire des femmes », et avons contribué à faire connaitre : Lumina Sophie7, Suzanne Roussi-Césaire, Solange Fitte-Duval, Jane Léro… Aujourd’hui notre réflexion nous amène à sortir de l’image individuelle de l’héroïne, pour montrer, à travers une nouvelle lecture de l’Histoire, et singulièrement de l’histoire des masses populaires, les groupes sociaux de femmes existants et leur importance. Nous avons commencé par les charbonnières du port de Fort-de-France.

Conclusion

Nous pouvons dire qu’il existe des sources multiples de discriminations envers les femmes dans notre société martiniquaise, qui s’imbriquent entre elles. Et c’est en prenant la condition des femmes dans toutes ses dimensions et toute sa complexité qu’on agira pour changer la donne des inégalités. De ce fait, il faut construire des ponts de solidarités pour lutter contre toutes les formes d’injustices.

1 Ordonnance n° 60-1101 du 15 octobre 1960 relative au rappel d’office par le ministre dont ils dépendent, des fonctionnaires de l’Etat en service

2 Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise - Dix-huit jeunes « ojamistes » martiniquais dont cinq membres du Parti Communiste

3 Collectivité Territoriale de Martinique, qui remplace au 1° janvier 2016, Le Conseil Général et le Conseil Régional.

4 « Regards sur la parité », INSEE, 2012.

5 « Genre et violences interpersonnelles en Martinique » – CRPLC - n° 17 – 2012.

6 « Du respect pour les femmes, un pas chaque jour ».

7 Héroïne de l’Insurrection du Sud de Martinique, en 1870.

1 Ordonnance n° 60-1101 du 15 octobre 1960 relative au rappel d’office par le ministre dont ils dépendent, des fonctionnaires de l’Etat en service dans les DOM dont le comportement est de nature à troubler l’ordre public.

2 Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise - Dix-huit jeunes « ojamistes » martiniquais dont cinq membres du Parti Communiste Martiniquais, sont inculpés en février 1963 pour complot et atteinte à l’intégrité du territoire national ; en d’autres termes, de volonté séparatiste.

3 Collectivité Territoriale de Martinique, qui remplace au 1° janvier 2016, Le Conseil Général et le Conseil Régional.

4 « Regards sur la parité », INSEE, 2012.

5 « Genre et violences interpersonnelles en Martinique » – CRPLC - n° 17 – 2012.

6 « Du respect pour les femmes, un pas chaque jour ».

7 Héroïne de l’Insurrection du Sud de Martinique, en 1870.

Rita Bonheur

Union des femmes de Martinique, ritabonheur@yahoo.fr

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